Alors que les élèves s’apprêtent à partir à l’université, nous nous penchons sur les avantages de l’apprentissage à partir de manuels papier.
En ce moment même, partout dans le pays, des parents arpentent les allées d’IKEA, à la recherche du service de couverts idéal ou de l’oreiller parfait pour leur enfant, qui s’apprête à partir à l’université. Les voitures familiales seront remplies à ras bord d’une moitié de la maison en affaires et vêtements, prêtes pour une vie faite de nouveaux amis, de soirées qui durent toute la nuit et de commandes Deliveroo à n’en plus finir. Ah oui, et un peu d’études aussi.
Une fois l’effervescence initiale liée à leur nouvelle vie retombée, les étudiants devront réfléchir à la manière d’organiser leurs études : comment prendre des notes pendant les cours magistraux ou les travaux dirigés, comment classer ces notes et, enfin, comment réviser pour leurs examens. Beaucoup écouteront le professeur devant un ordinateur portable, les doigts prêts à taper sur le clavier, tandis que d’autres se contenteront d’un simple bloc-notes A4 et d’un stylo Biro.
Chaque élève a ses propres préférences, et l’utilisation du papier présente de nombreux avantages pour l’environnement, mais quelle méthode est réellement la plus propice à l’apprentissage ?
Une expérience stimulante
Un article rédigé par deux chercheurs en psychologie de l’Université norvégienne des sciences et technologies, publié en début d’année, s’est clairement prononcé en faveur du papier. Les chercheurs ont demandé à 36 étudiants d’écrire divers mots choisis au hasard dans le jeu Pictionary, tout en portant un ensemble complexe de capteurs sur la tête.
Les chercheurs souhaitaient déterminer si l’écriture à la main ou au clavier impliquait une plus grande connectivité entre les deux hémisphères cérébraux – un phénomène qui est lié à l’apprentissage et à la mémoire. Ils ont découvert que « dès lors que les mouvements liés à l’écriture manuscrite sont intégrés à une stratégie d’apprentissage, une plus grande partie du cerveau est stimulée, ce qui entraîne la formation d’un réseau neuronal plus complexe ».
Cette preuve scientifique de la valeur pédagogique de l’apprentissage sur support papier vient s’ajouter à de nombreux autres rapports de recherche qui établissent un lien positif entre la lecture sur support papier et l’amélioration de la compréhension, des compétences en lecture et de la mémorisation. Pour l’élève, cela présente également l’avantage non négligeable de réduire les distractions lors de la lecture ou de la prise de notes, sans compter que le papier offre une pause bienvenue par rapport à l’univers numérique.
L’apprentissage tout au long de la vie sur le papier
Bien sûr, les avantages du papier par rapport aux écrans ne se limitent pas aux élèves. De nombreuses entreprises commencent à prendre conscience des atouts des réunions « sans écran », qui favorisent l’engagement et la concentration grâce à l’absence d’écrans. Mais c’est dans le domaine de l’éducation que l’on peut faire la plus grande différence en mettant à la disposition des élèves du papier sur lequel ils peuvent écrire et à partir duquel ils peuvent apprendre, quel que soit leur âge.
« Nous insistons sur le fait que les enfants doivent être initiés dès leur plus jeune âge à des activités d’écriture manuscrite à l’école afin d’établir les schémas de connectivité neuronale qui offrent au cerveau des conditions optimales d’apprentissage », conclut l’article norvégien. « Bien qu’il soit essentiel de maintenir la pratique de l’écriture manuscrite à l’école, il est également important de suivre le rythme des avancées technologiques en constante évolution. Par conséquent, tant les enseignants que les élèves devraient savoir quelle pratique offre le meilleur effet d’apprentissage dans quel contexte, par exemple pour prendre des notes en cours ou rédiger une dissertation. »
Ainsi, en plus de la nouvelle poêle, de la bouilloire et de la boîte de paracétamol, n’oubliez pas d’ajouter un approvisionnement régulier en papier à la liste des fournitures pour étudiants.
Pour consulter l’article de l’Université norvégienne des sciences et technologies, rendez-vous sur : frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2023.1219945/full

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